These abstract pieces immerse us in mysterious compositions. Sometimes on the border of an aquatic world in a kaleidoscope colors, sometimes at the core of color itself. These pieces grab the eye, they are mesmerizing, they beg the viewer to travel with color, between color. Thierry Alet offers several ways of inhabiting what has been popularized by a children’s toy, then Damien Hirst as “spin painting”. This technique begins with a device constructed with a fan, a drill, sometime a bicycle mechanism. the canvas/ paper/ panel is placed in the device, paint is applied and and then spun. Then starts the dialogue between the artist, the device and his self-prescribed challenge of managing color, speed of rotation, fluidity of the paint, number of coats and chance it self. The artworks, the “images”, are to a certain extent, evidence of the moment of this collision, the meeting of chance, innovation and agency. Each artist achieves unique results, unique compositions and unique impact. A real whirlwind that begins in the mind of the artist.
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Ces pièces abstraites nous plongent dans des compositions mystérieuses. Parfois à la frontière d'un monde aquatique dans un kaléidoscope de couleurs, parfois au cœur même de la couleur. Ces pièces saisissent le regard, elles sont envoûtantes, elles invitent le spectateur au voyage dans la couleur, entre les couleurs. Thierry Alet propose plusieurs manières d'habiter ce qui a été popularisé par un jouet d'enfant, puis Damien Hirst comme le « spin painting ». Cette technique commence par un appareil construit avec un ventilateur, une perceuse, parfois un mécanisme de bicyclette. la toile/le papier/le panneau est placé dans l'appareil, la peinture est appliquée puis lancé en rotation. Commence alors le dialogue entre l'artiste, le dispositif et son défi autoproclamé de gestion de la couleur, de la vitesse de rotation, de la fluidité de la peinture, du nombre de couches et du hasard lui-même. Les œuvres, les « images », sont en quelque sorte le résultat de cette collision. Chaque artiste obtient des résultats uniques, des compositions uniques et un impact unique. Un véritable tourbillon qui commence dans la tête de l'artiste.
Grande Tête qui rit 1998
Extrait du 'Nom de la Rose', Unberto Ecco
Guillaume de Baskerville : Mais qu'y a-t-il de si inquiétant dans le rire ?
Jorge : Le rire tue la peur, et sans la peur il n'est pas de foi. Car sans la peur du diable, il n'y a plus besoin de Dieu.
Guillaume de Baskerville : Mais vous n'éliminerez pas le rire en éliminant ce livre. ...
La Voleuse d'Enfant 2015
Le Noir est-il une couleur ? Peut-être Thierry Alet s’est-il posé la question. Une question qui renvoie inévitablement à la mémoire de l’esclavage. Mais, plutôt que ratiociner sur ce problème académique, Alet a préféré trancher. Artiste, il a décidé de se servir de la palette mise à sa disposition pour inverser la charge de la preuve. Plutôt qu’une couleur unique, marquée du sceau des conventions historiques, artistiques sociales et raciales, il préfère, comme Edouard Glissant avec son « tout-monde », ériger le monde du « tout-couleur » en un nouveau dogme.
Simon N’Jami, Cartel MACTe, Guadeloupe
BLOOD 2009
De nombreux remakes caribéens. (de Dominique Brébion, pour Aica Caraibes Sud)
C’est le cas de Blood, inspiré de Red de Minshall ou Love d’ Indiana
Mais aussi des Manuscrits de Thierry Alet. Les textes sont choisis avec soin par Thierry Alet, poèmes de Damas ou de Césaire, Painted Words de Tom Wolf, discours de Bush et Ben Laden ou encore
Blood 2010
BLOOD (de Michel Cazanove)
La galerie Michèle Cazanove présente une série de dessins de l'artiste Guadeloupéen Thierry Alet. Ces dessins réalisés exclusivement pour la galerie sont inspires par la sculpture de l'artiste BLOOD. Cette oeuvre de 7 mètres de long était présentée aux mois de juin et juillet dernier dans le jardin du Luxembourg à Paris a l’occasion de l’exposition OMA. Selon Monsieur Alet, BLOOD fait référence au poème Rappel ou Léon Gontran Damas semble indiquer que la mémoire est dans le sang et non pas seulement dans le cerveau. Et que par conséquent les traumatismes du passe nous reviennent.
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Brigitte
La collection de têtes de Facebook (de Scarlett Jesus)
André BRETON collectionnait les masques africains. D’autres peuvent s’enorgueillir de posséder une galerie de portraits de leurs ancêtres. T(hierry ALE)T est un voleur de têtes. Un artiste « serial killer » à l’imagination toute puissante et qui n’en fait qu’à sa tête. Un véritable Barbe-bleue qui détient, dans son cabinet de curiosités une fabuleuse (et assez mystérieuse) collection de têtes. Des têtes « cou coupé » et qui rient étrangement… face à la Mort...
Thierry Alet chez henri
Thierry est ALET à Marie Galante... (de Scarlette Jesus)
Thierry ALET est un artiste guadeloupéen qui vit et travaille à New-York, se fantasmerait bien Haïtien et se définit Caribéen.
En mai-juin 2009, il exposait ses dessins cathartiques à la Fondation Clément en Martinique.
D’avril à juillet, quelques unes de ses oeuvres figuraient parallèlement à la galerie JMArts et à l’exposition du Parc de la Villette, à Paris, Kreyol Factory...
Photo by Piotr Redlinski for The New York Times
On a Caribbean Rum Trail (by Baz Dreisinger, New York Times. Fevrier. 21, 2014)
… Le dernier jour de mon ‘périple dans la Caraïbe sur les traces du rhum’, même mon café du matin était du rhum. En fait, de la crème de rhum, consommée à l’Habitation Clément, une plantation avec des jardins botaniques, une maison créole et une galerie d'art. Les saveurs ...
L'Étagère de Johannes à Joburg Art Fair
Le code couleur de Thierry Alet (posté par AICA le 15 Octobre 2015)
Le Code Couleur de Thierry Alet est né d’une commande du comité scientifique et technique du Mémorial ACTe. À l’instar du code morse, il fait correspondre une couleur unique à chaque lettre de notre alphabet. Ni invention pratique, ni clairement une oeuvre d’art, ce nouveau travail est à la frontière entre l’art et l’expérimentation pédagogique.
Thierry Alet 1999
Au Bout du Petit Matin
La Performance en Martinique (Dominique Brebion, Aica)
Trois siècles en trois jours de Thierry Alet (Guadeloupe) fait date. En 1994, Thierry Alet, encore jeune étudiant s’installe sur la petite place Monseigneur Roméro, en face de la Cathédrale de Fort – de – France, capitale de cent mille habitants, sans musée ni centre d’art, peu informée des derniers développements de l’art contemporain ou même de l’histoire de l’art.
Maryse Condé
Chronique d’une mort annoncée. Littérature caribéenne et globalisation Par Maryse Condé
... Peu à peu, le pays du dedans devient un périmètre stérile, dangereux, hanté par tous les démons. On n’y produit plus rien. Les créateurs de tous bords le désertent. Les orchestres Carimi, Haitian Troubadours, le chanteur Beethova Obas, les peintres Thierry Alet, Marc Latamie résident à New York. Des écrivains aussi. Les musiciens, Jacob Desvarieux, Jocelyne Béroard de Kasav, Tanya Saint-Val sont à Paris. Le pays du dedans devient le pays dominé et pour finir, le pays sans chapeau
PORTRAITS D'ANO
Identity is a central question for everyone both individually or as a nation. In America it maybe fueled by the youth of the nation, in Japan shaped by the trauma of the Second World War. In my homeland of Guadeloupe the central identity discourse wants to appear simple: Slavery. For a longtime I argued that it's post colonialism. It seemed to me that we could not understand ourselves without consideration for geopolitical vision. Now I wonder wether the study and scrutiny of our postcolonial present era isn’t the magic wand that prevents us from seeing that slavery-time-systems are still in motion today.
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Manifeste pour un code Couleur Edité chez Skira (à venir)
Dès la commande, le caractère exceptionnel voir historique que l’œuvre devait avoir m’a sauter aux yeux, au coeur. Il ne s’agissait pas de faire une nouvelle peinture tirée des séries sur lesquelles j’ai travaillé depuis ma sortie de l’école d’art. Je ne voulais pas m’attarder sur le passé ni pleurer sur la misère noire de notre peuple. Le code couleur répond au code noir, l’oeuvre que j’en fait “La voleuse d’enfant” est une mise en cause des mécanismes de domination, particulièrement de la prédation dur les familles. L’oeuvre fut un voyage a travers le temps et à travers ma propre histoire. Le manifeste en est le récit engagé.
Maryse Condé, Texte publié dans le catalogue de l'exposition Catharsis , 2009, Fondation Clément Martinique
Ce surdoué aux allures d'enfant terrible a débarqué dans le monde de la peinture un peu par hasard. De son propre aveu, la mode l'attirait davantage. C'est peut-être ce qui explique le "vernis" d'extrême modernité de son oeuvre et son côté si novateur qu'il en semble provocateur. Ce "vernis" n'est dû, on ne le répétera jamais trop, à un refus intransigeant de s'inscrire dans une lignée, de se réclamer d'influences, bref, d'appartenir à une école. Il serait vain de tenter de le rattacher à une quelconque chapelle.
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